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Pour saluer Martine Blanchard

Didier Guilbaud , Président de l’Association des directeurs de bibliothèques départementales de prêt

publié le dimanche 11 mars 2007

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Martine Blanchard, conservateur général, chef du bureau des Bibliothèques publiques à la Direction du livre, ancienne présidente de l’ADBDP est décédée le 20 février 2005, dans sa 55e année, des suites d’une longue maladie.

Martine nous a quittés, ses filles, son compagnon, ses amis, ses collègues de la DLL, ses anciens collègues de la BDP d’Eure-et-Loir, ses amis de l’ADBDP. Nous craignions depuis un certain temps la triste nouvelle, car nous désespérions de la voir se rétablir.

Martine, c’était beaucoup plus qu’une collègue, et la présidente de l’ADBDP qui avait succédé à Jean-Claude Carcano. C’était une militante de la lecture publique, un sourire, une tendre que la vie n’avait pas toujours gâtée.

En évoquant néanmoins brièvement son parcours, qu’il me soit permis ici d’évoquer plus encore l’amie, la sœur en profession et à l’ADBDP que le conservateur de bibliothèque.

Martine avait certes accompli un parcours que l’on peut qualifier d’exemplaire.

Employée non titulaire à la bibliothèque municipale d’Orléans en 1971, elle obtient le concours de sous-bibliothécaire en 1972 et découvrira alors d’une part les BCP, d’autre part restera d’ailleurs attachée à la région Centre, où elle passera l’essentiel de sa vie professionnelle, si l’on exclut son passage à la BDP des Yvelines de 1974 à 1982.

La décentralisation et la création de la BDP d’Eure-et-Loir la conduira à prendre la Direction de cette BDP qu’elle créera et développera jusqu’en 2001. C’est alors qu’elle rejoindra la DLL comme chef de bureau des bibliothèques territoriales.

Nous l’avons davantage connue ici, à l’ADBDP, qu’elle fréquente depuis la création de l’association. Personnellement je l’avais rencontré en 1982, lors d’un voyage d’études en Angleterre, à Loughborrow et nous avions déjà longuement discuté et avancé ensemble sur le chemin de la lecture publique. Elle m’avait fait connaître les BDP que je devais rejoindre plus tard. Je devais la retrouver au CA de l’association en 1992, où elle exerçait les fonctions de secrétaire.

Martine s’engage au sein de l’association dès 1982, et en deviendra la secrétaire puis en 1997 la 3ème présidente, succédant à Jean-Claude Carcano.

De ces années de travail, car malgré une bonne humeur que nous pouvons découvrir ici lors du départ à la retraite de Jean-Claude et de sa décoration au titre de Grand Chevalier du Bibliobus, je retiendrai les contacts multiples avec les associations, la relation suivie avec la DLL, la mise en place des commissions de travail qui facilitent l’ouverture de l’association à toutes les catégories de personnel de BDP. Une masse de travail qu’elle assume parfois seule, tant Martine est présente sur tous les dossiers.

D’ailleurs toutes ces mutations internes que je viens d’évoquer ne se font pas sans débat tant au conseil d’administration que dans l’association : faut-il ouvrir l’association aux adjoints, faut-il ouvrir l’association aux directeurs non-conservateurs ? Martine est là, pour animer les réunions, écouter, ouvrir le débat, accepter les décisions collectives. Son départ de l’association et de la BDP d’Eure-et-Loir en 2001 n’a pas été pour elle chose facile, car je me souviens l’avoir souvent entendu pester contre les bavards, les " pétoniaux ", comme elle disait, et elle aurait aimé que les décideurs soient un peu plus décideurs...

Mais Martine, c’était aussi la voyageuse, tant dans sa vie professionnelle que sa vie personnelle. On la voit ici dans un bibliobus de Finlande au cours d’un voyage auquel plusieurs d’entre nous ont participé. Elle devait y retourner quelques années plus tard dans le cadre d’une rencontre de bibliobus.

Les voyages c’était aussi la plongée sous marine qu’elle avait découverte tardivement, d’ailleurs, alors qu’elle était frappée par la maladie à l’automne 2003, son moral déclinera lorsqu’elle apprendra qu’elle ne pourra plus s’adonner à son sport favori...

Notre association n’a pas chômée cette année, que ce soit : Agités par les multiples occupations professionnelles et personnelles, nous avons été bien discrets pendant cette longue année et demie de souffrances. Heureusement Jean-Claude et " les filles ", comme elle disait, étaient là pour la soutenir et l’accompagner. Une semaine avant son départ, j’ai pu la voir à l’hôpital de Chartres. Malgré sa fragilité et la douleur, elle gardait le sourire. Elle m’a demandé de vous saluer tous et m’a dit espérer nous revoir dans de meilleurs conditions.

Plus de 8 mois après son départ pour le voyage, je suis convaincu que Martine est présente parmi nous car elle est dans notre cœur. Mathilde et Clémence, ses filles, Jean-Claude son compagnon savaient que nous rendrions hommage à Martine aujourd’hui, ils sont aussi avec nous par les photos, les textes et musique qui accompagnent mon propos.

L’ADBDP dans son ensemble, la profession tenait particulièrement à marquer son affection à Martine et à ses proches.

Martine est sur le chemin et son sourire ne nous quittera pas...



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