sdf Les partenariats institutionnels - ADBDP
logo
ASSOCIATION DES DIRECTEURS DE BIBLIOTHEQUES DEPARTEMENTALES DE PRET Dernier ajout – 17 juillet 2015.
Accueil du site > Journées d’étude > Les journées d’étude annuelles > Journées d’étude 2005 : La bibliothèque partenaire > Ateliers > Les partenariats institutionnels

Les partenariats institutionnels

Synthèse de l’atelier 4 par Annie Dourlent, directeur de la BDP d’Ille-et-Vilaine

publié le mercredi 13 septembre 2006

impression

 [1] Les collègues néerlandais nous ont présenté la manière dont leurs bibliothèques se sont adaptées à un contexte devenu difficile pour leur développement : contexte qui menaçait à la fois leurs activités, leur fréquentation et peut-être même leur existence. Les collègues présents étaient le directeur d’une bibliothèque municipale et le directeur d’un service provincial de bibliothèques (centre de ressources et des services pour les bibliothèques).

Le contexte défavorable dont ils ont fait état est dominé par trois grands problèmes :

  • le développement d’internet et les possibilités de documentation à distance via le web,
  • l’offre multipliée de loisirs variés pour la population,
  • une contrainte budgétaire devenue difficile.

Les bibliothécaires néerlandais ont fait face à la situation par des innovations dans lesquelles le partenariat entre pour beaucoup.

Premier type d’innovation que notre collègue a appelée l’innovation verticale : Il s’agit d’organisation de collaboration entre les bibliothèques pour faire des économies tout en proposant d’avantage de services.

Quelques exemples :

  • Interconnexion des catalogues des bibliothèques au niveau national, qui permet la mise en œuvre d’un système national de réservations, accompagné d’un système de livraison dans les bibliothèques, mais qui, à terme s’étendra au domicile des usagers.
  • rganisation d’un système de réponses téléphoniques au public. Cette activité est prise en charge par les bibliothèques à tour de rôle.
  • Achat sous forme de consortium de banques de données pour les mettre à disposition des usagers des bibliothèques, mais accessibles à partir du domicile, via les portails des bibliothèques.
  • Mise en place de coopérations pour l’acquisition de matériels promotionnels.
  • Mise en œuvre de services communs pour les écoles : aides à la navigation sur internet, accès à des banques de données
  • Développement d’un service libre-service à base de marquage RFID pour que les bibliothèques économisent du temps sur les transactions.

Deuxième type d’innovation qualifiée d’innovation horizontale :

Il s’agit de faire sortir les bibliothèques de leur univers spécifique et de proposer un modèle de bâtiment qui ne comprend pas seulement une bibliothèque, mais également une multiplicité de services définis en fonction de l’originalité de chacun des projets.

Ce concept a été importé des pays scandinaves et adapté à la Hollande par le directeur du service provincial de bibliothèques lui-même.

Dans les domaines de la culture, de l’information, de l’éducation et de loisirs, ces projets nous sont finalement déjà un peu familiers : école de musique... La mitoyenneté avec des services sociaux ne nous étonne pas non plus, mais la coexistence avec des services privés est plus surprenante.

Il existe déjà une vingtaine de bâtiments de ce type. L’un des intérêt de ces regroupements est de générer des financements multiples qui permettent donc le développement de ce type d’établissement. Selon nos collègues, compte tenu du manque de crédits, si ce montage n’avait pas été envisagé, il devenait sans doute impossible de continuer à construire des bibliothèques dans les zones rurales, notamment, et dans les quartiers. Ce concept répond donc à une situation de crise économique.

Que trouve-t-on donc au sein des ces bâtiments ? Ecole de musique, théâtre, salle d’exposition, services pour la jeunesse, services municipaux, école élémentaire, radio locale, restaurant, café, banque, médecins, kinésithérapeutes, office notarial, agent immobilier, paroisse, ANPE, police, et même appartements...

Il a été précisé qu’en dehors des bibliothèques des très grandes villes (Rotterdam et Anvers), les bibliothèques ne sont pas des services municipaux. Ces services sont administrés par des comités de gestion. Ils reçoivent une subvention de la municipalité, mais fonctionnent de façon indépendante. Le Directeur est responsable financièrement de la marche de l’établissement et se définit véritablement comme un entrepreneur culturel.

Les personnels ne sont pas fonctionnaires. L’évaluation des coûts est constante.

Nous sommes ensuite venus à un univers qui nous est plus familier, même s’il me semble encore assez exemplaire ; il concerne la collaboration de la BDP de l’Hérault avec la bibliothèque de la communauté d’agglomération de Montpellier.

La bibliothèque de Montpellier et la BDP de l’Hérault ont vraiment raisonné de façon partenariale : les territoires n’ont pas été séparés en fonction de la population des communes ; les services n’ont pas été non plus séparés fonctionnellement... Chacun des partenaires, dans tous les domaines concernés, intervient selon ses compétences et ses ressources propres.

Ceci, nous a dit Jean-Michel Paris, a permis à la BDP de l’Hérault de mettre en valeur des savoirs faire spécifiques, notamment en ce qui concerne la mobilité des collections.

L’objectif était d’améliorer le niveau de l’ensemble des équipements sur la communauté d’agglomération et d’améliorer le service au public, objectif qui évidemment ne doit jamais être perdu de vue.

Le temps nécessaire à l’élaboration de cette collaboration a été de deux ans, pour ce qui concerne les modalités de la convention.

Un travail de recensement et de typologie des bibliothèques s’est effectué en fonction d’un critère d’autonomie de chacune d’elles et donc des services dont elles peuvent avoir besoin de la part de la BDP de l’Hérault ou de la bibliothèque de la communauté d’agglomération.

Quelques domaines de collaboration :

  • Reprise des fonds thématiques initiés par la BDP de l’Hérault par l’agglomération en direction des bibliothèques de l’agglomération. Ces fonds circulent par l’intermédiaire des navettes de la BDP. Ils circulent également sur l’ensemble du département.
  • Programmes de formations conjoints et accessibilités des formations de chacune de structures aux personnels des deux structures.
  • Collaboration autour de l’animation.

Notes

[1] Atelier4 : Les partenariats institutuoionnels :
Conseil général et Communauté d’agglomération, où en est-on à Montpellier ? : Jean-Michel Paris, directeur du département Culture du Conseil général de l’Hérault
En Hollande, les réseaux ruraux publics et privés : Henk Mittelveld et Gerard Kocx directeur de la bibliothèque d’Enschede
Modérateur : Françoise Danset, directrice de la BDP des Bouches-du-Rhône
Rapporteur : Annie Dourlent, directeur de la BDP de l’Ille-et-Vilaine



Commentez cet article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Informations éditeur | Espace privé | SPIP