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ASSOCIATION DES DIRECTEURS DE BIBLIOTHEQUES DEPARTEMENTALES DE PRET Dernier ajout – 17 juillet 2015.
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Michel Melot , Directeur des études, de la documentation et de l’Inventaire général à la Direction de l’architecture et du patrimoine

publié le lundi 15 août 2005

impression

Vous imaginez que c’est avec une grande joie que je me trouve aujourd’hui parmi vous. Je remercie les organisateurs de m’avoir demandé de me livrer une fois encore à cet exercice que j’ai souvent pratiqué, celui de la synthèse de colloques. Cela me rajeunit de plusieurs années. C’est donc aussi plaisant que de constater votre fidélité à mon égard. Vous voyez qu’elle est réciproque.

En acceptant votre invitation, j’étais heureux de retrouver l’ambiance des congrès de l’ADBDP, la même chaleur, cet enthousiasme dont j’avais le bon souvenir et que je retrouve intact. Ma première impression est que vous avez pris encore de l’assurance par rapport aux années que j’ai vécues auprès de vous, années d’incertitudes et de doutes parfois. L’ambiance m’a paru encore plus positive qu’elle ne l’était par le passé.

Je n’ai pas pu résister, vous l’imaginez, à la tentation de consulter les rapports du Conseil supérieur des bibliothèques(1) pour savoir ce que l’on disait de vous il y a dix ans. Vous vous attendiez en m’invitant, j’en suis sûr, à un tel petit regard en arrière... Le rapport(2) de 1992 s’étend assez longuement sur les BDP de l’époque. Je constate que les grands problèmes d’alors étaient un peu, déjà, les grands problèmes qui nous ont occupé pendant longtemps, comme la décentralisation, ou la desserte scolaire (même s’il s’agissait déjà du passé). Ces grands débats commençaient à se calmer, mais étaient encore chauds. Les grandes questions, dans les années 1990, étaient plus positives déjà et plus novatrices, comme la disparition annoncée des bibliobus remplacés par des bibliothèques relais.

Ce problème avait des corollaires :

  • la multiplication des bénévoles (que nous préférions appeler volontaires au Conseil supérieur des bibliothèques et pour lesquels nous avions édicté une sorte de Charte(3) ).
  • l’intercommunalité qui commençait à devenir d’actualité et dont l’enjeu est tel que vous en avez fait le thème, je crois, de votre précédent congrès. Cette intercommunalité change profondément la donne de la ruralité. Son mouvement se confirme et va se poursuivre. L’intercommunalité change de façon sensible votre public et votre clientèle dans le cadre de ce qu’on appelle maintenant la rurbanité. La possibilité pour une part croissante de la population de se déplacer a, bien sûr, des conséquences considérables sur l’organisation et la conception même de votre travail.

Dans les débats que l’on menait, il y a dix ans, il n’était pas question encore d’animation culturelle. Non pas, qu’elle ne se pratiquât point. Elle était bien sûr présente déjà, mais ce n’était pas un sujet problématique comme il pouvait l’être dans les bibliothèques municipales ou, en tout cas, à la BPI, où elle était pratiquée sur une grande échelle. Cette question de l’animation n’était pas préoccupante, mais vous avez bien raison de l’avoir inscrite dans votre programme de réflexions d’aujourd’hui. Car cette question ne semble aller de soi que si l’on n’y prend pas garde. Comme en matière d’acquisitions ou de services, il est nécessaire de savoir quelle ligne se donnent les bibliothèques publiques, et les vôtres en particulier, dans ce domaine mouvant qu’est l’animation.

J’ai entendu Robert Damien dire qu’il n’aimait pas le mot action culturelle : pour lui, l’action c’était la bonne action... Il y a toujours cette idée sous-jacente que l’action culturelle véhicule la volonté prescriptive ou missionnaire, dont les bibliothécaires souhaitent se démarquer. En ce qui me concerne, je n’aime pas trop le terme animation culturelle. Les animateurs, ce sont les animateurs de télévision, les animateurs que l’on invite dans les fêtes pour faire rire les gens qui n’ont pas envie de rire. On parle aussi d’animateur pour les marionnettistes par exemple. Or on ne peut en aucun cas confondre les bibliothécaires et les manipulateurs : je le dis, sans aucune réserve, ce n’est pas dans la culture des bibliothécaires d’être des manipulateurs ; ce sont des fonctionnaires extrêmement attachés à l’intégrité, à la neutralité, à l’honnêteté intellectuelle. Je vous dis ceci sans aucune flatterie, ni ironie, c’est comme ça. Et c’est très bien comme ça.

Pour vous convaincre du fait que l’animation ne va pas de soi, je voudrais vous raconter une histoire qui m’a beaucoup marqué lorsque j’ai visité les bibliothèques de Finlande. La Finlande, vous savez, c’est un peu La Mecque des bibliothèques, c’est le pays béni des bibliothèques. L’architecture y est superbe et a beaucoup influencé toutes les écoles d’architecture des bibliothèques. Je savais qu’en Finlande, où il y a six millions d’habitants, c’est-à-dire dix fois moins qu’en France, on prête pourtant autant de livres qu’en France. Ceci, statistiquement, reviendrait à dire que les Finlandais lisent au moins dix fois plus de livres. Ces chiffres laissent rêveur et j’allais donc visiter les bibliothèques Finlandaises avec beaucoup d’humilité, un peu comme en pèlerinage.

Quand je suis arrivé là-bas, j’ai été très surpris d’être accueilli avec beaucoup d’enthousiasme par des collègues Finlandais (je devrais dire Finlandaises, parce qu’alors je crois n’avoir pas rencontré un seul homme bibliothécaire) qui me dirent, que vraiment, en France, nous avions des bibliothèques extraordinaires où se passaient des choses surprenantes, au point qu’ils souhaitaient venir les voir de plus près pour s’en inspirer. C’était le monde à l’envers ! Et l’on me questionna sur la Fureur de lire, sur les signatures d’écrivains dans les bibliothèques, sur les expositions dans nos bibliothèques. Ce qui les passionnait c’était l’animation et j’ai constaté que ces bibliothèques si performantes sur le plan du prêt où tout était automatisé, étaient finalement des bibliothèques sans animations. On m’a montré une exposition, à Helsinki, dans la plus grande des bibliothèques municipales : elle était insignifiante. L’association Finlandaise des bibliothécaires est donc venue visiter nos plus récentes médiathèques et leurs activités si variées. Je me souviens de leur avoir fait visiter celle d’Issy-les-Moulineaux, qui était alors toute neuve.

Le modèle anglo-saxon, qui nous a si heureusement inspirés, a des limites et les bibliothécaires finlandaises se plaignaient amèrement d’être devenues, comme elles me le disaient alors, des machines à prêter. C’était d’autant plus vrai que tout étant automatisé, leur travail était équivalent à celui d’une caissière de supermarché. Ce modèle anglo-saxon est-il protestant, et opposé, comme cela a été dit bien souvent à un modèle qui serait catholique ? Je ne sais pas si Internet est protestant... Il est américain, ce qui revient un peu au même, et pour éviter ces querelles de religions, je préfère parler des bibliothèques de type anglo-saxon et des bibliothèques de type latin. L’opposition entre ces types de bibliothèques est réelle. Opposition, différence, complémentarité ? Cela reste à explorer.

J’ai essayé de faire une géopolitique des bibliothèques en m’inspirant des analyses de Max Weber qui a bien montré la différence de mentalité en matière de lecture, en particulier entre les protestants et les catholiques, entre le monde anglo-saxon et le monde latin. Martine Poulain, dans un article récent, revient sur ce sujet avec beaucoup plus de finesse et d’acuité en s’inspirant de Tocqueville (4) . Elle montre en quoi les bibliothèques françaises, ou latines en général, mais françaises surtout, sont différentes des bibliothèques anglo-saxonnes par leur histoire longue, profonde et par leur mentalité. Les bibliothèques françaises ont certainement beaucoup progressé en suivant l’exemple américain, mais cet exemple n’est peut-être pas complet. On peut ajouter du génie latin à la rigueur anglo-saxonne.

Producteur ou prestataire ? Il est certain, que dans l’esprit anglo-saxon qui nous inspire ou qui a été notre modèle, la bibliothèque est prestataire. La bibliothèque c’est un service qu’on rend au citoyen, et le citoyen mobilise la bibliothèque. Dans les bibliothèques publiques américaines, les communautés sont juxtaposées et financent elles-mêmes la partie de bibliothèque qui leur revient : elles ont leurs collections, leurs salles de réunions et les bibliothécaires, en bons démocrates laïcs s’effacent devant leur public qui occupe la bibliothèque et l’anime lui-même. Si une communauté souhaite faire une fête à la bibliothèque, elle l’organise elle-même et le bibliothécaire est là pour servir des prestations. Mais il y a peu d’animations au sens où nous l’entendons ici. L’esprit anglo-saxon, c’est l’esprit de neutralité, d’ouverture, dans lequel la bibliothèque est à la disposition de tous.

J’ai remarqué que dans les enquêtes qui ont été présentées, une majorité d’entre vous considère que vous êtes plus des prestataires que des producteurs et que les BDP ont à fournir des services, ont à fournir une logistique, à donner du matériel. Une autre formule m’a bien plu, elle résume cette position : est-ce que l’animation culturelle des BDP est soluble dans celle des autres ? Elle est sans doute soluble dans celle des autres, parce qu’elle est un support, un cadre et une aide, mais elle n’est pas elle-même l’auteur ni l’objet de la création. La bibliothèque, qui n’écrit pas ses livres et qui n’est pas éditeur non plus, n’a pas non plus a être entrepreneur de spectacles ou imprésario. Il est sain et que la bibliothèque ne sorte pas de son rôle et observe une sorte de retenue dans ces manifestations, si l’on veut garder l’esprit admirable du bibliothécaire.

Pourtant, à cet esprit de laïcité, d’intégrité, de neutralité, la bibliothèque latine apporte beaucoup de choses. Si j’en crois les résultats de l’enquête, l’animation, ce sont d’abord des expositions et l’on peut considérer que les expositions sont une autre forme du livre.

Après avoir fait l’éloge de la neutralité, de la modération en matière d’animation, je voudrais déculpabiliser ceux qui auraient encore des scrupules à organiser des manifestations de ce genre parce que je crois qu’en ce domaine, les bibliothèques latines ont beaucoup à apporter aux bibliothèques anglo-saxonnes pour leur enlever de leur froideur.

Je n’insisterai pas beaucoup sur les expositions : c’est une activité devenus classique. La présence de l’image dans la bibliothèque est une chose acquise(5) . L’image, curieusement, dans les bibliothèques, n’a pas posé autant de problèmes que dans l’enseignement. L’enseignement s’est toujours défié de l’image, depuis l’invention de la gravure. Il y a toujours eu contre le cinéma, la télévision aujourd’hui les jeux vidéo, des levées de boucliers. Les bibliothèques, au contraire, ont intégré l’image relativement aisément. Il me semble que la bataille de l’audiovisuel est derrière nous. La variété des supports a, en quelque sorte, banalisé la question.

Pour l’oralité, j’ai l’impression que le c’est l’inverse : l’oralité est intégrée dans l’enseignement de façon naturelle, parce que le professeur parle... L’oralité, c’est l’enseignement ; ça s’enseigne ; ça s’apprend ; mais les images, pour les enseignements, c’est suspect. Sans doute parce que l’image est sauvage. Elle est indomptable ; elle ne s’apprend pas ; elle est totalement analogique et libre. L’oralité est problématique dans les bibliothèques parce qu’elle ne s’intègre pas naturellement dans l’ordre du livre (6) . L’image, c’est de l’espace, c’est de l’objet, ça va dans les livres, mais ça va aussi sur des écrans. Le langage s’apparente plus au spectacle, c’est du temps, ce sont des équipements différents, surtout quand il s’agit de langage vivant non enregistré. Il y a là une sorte de chassé-croisé dû au fait que les bibliothèques sont davantage liées à l’objet-livre et justement à cette neutralité qui fait que le bibliothécaire se retire devant son lecteur, alors que l’enseignant, lui est là pour prescrire, pour parler et pour apprendre à parler. Si j’insiste un peu sur ces clivages, c’est qu’aujourd’hui ils sont totalement bouleversés : les oppositions traditionnelles depuis le XVIIe siècle entre le visuel et le son existent toujours certes, mais sont en train de voler en éclats puisque la numérisation permet de réduire à un dénominateur commun tous les messages, quelle que soit leur nature analogique ou numérique, orale, visuelle ou écrite... Jusqu’où va la bibliothèque dans cette perspective fusionnelle des supports ?

Le retour contemporain de l’oralité me semble extraordinaire. On a beaucoup parlé de l’image ; on l’a problématisée ; les débats sont vifs aujourd’hui sur la pornographie, sur la violence à la .télévision par exemple. L’oralité, on n’en parle pas. La radio a été inventée sans susciter le moindre éclat, ni le moindre débat ; le magnétophone aussi ; le téléphone prend aujourd’hui une place considérable dans notre vie quotidienne, et tout cela se passe sans qu’il y ait de débat de moralité. Pourtant, ce retour de l’oralité dans notre civilisation est considérable et les bibliothécaires doivent le prendre en compte. Depuis l’invention de la radio, du phonogramme, l’écrit a perdu le privilège extraordinaire qu’il avait d’être le seul véhicule de la parole. Véhicule imparfait, incomplet, réducteur, mais longtemps seul véhicule de la parole. Depuis, la parole se promène toute seule, à distance. Le bibliothécaire doit prendre en compte ce phénomène.

Je n’étais pas tout à fait d’accord avec les mots de M. Damien selon lesquels la bibliothèque a perdu de son évidence avec l’évolution qu’a connue le livre. Le livre n’est pas l’évidence même de la bibliothèque. A cette assimilation de la bibliothèque au seul livre, je préfère ce qu’a dit Robert Damien : la bibliothèque n’est pas le lieu du livre, mais le lieu des liens. Ces liens, ils peuvent être oraux. A Alexandrie, on ignore où était la bibliothèque (elle n’avait peut-être pas d’espace particulier), mais on sait qu’elle était incluse dans ce que l’on appelait le Musée. Et le Musée n’était pas un musée au sens actuel, c’était le lieu où l’on pratiquait les neufs arts des muses ; c’était une école de philosophie et je pense qu’on y parlait beaucoup plus qu’on y lisait, c’était un lieu de paroles et d’enseignements.

Je me réjouis donc de l’irruption de l’oralité dans la bibliothèque et ce sont bien les animations qui en donnent le plus souvent l’occasion : on a beaucoup parlé du conte, mais ce sont aussi les conférences, les débats, les lectures à hautes voix, les rencontres avec les écrivains, activités qui ressortissent clairement de la bibliothèque. L’oralité ne peut pas être exclue de la bibliothèque, aujourd’hui d’autant moins qu’elle prend une telle importance dans nos relations publiques. On pourrait, à cette occasion, pour faire des paradoxes, rappeler les méfaits de l’écriture et du livre. M. Damien en a dit deux mots : le livre n’a pas eu que des conséquences heureuses. L’une de celles que l’on remarque peut-être le moins, et qui n’est pas tragique, c’est que le livre et l’écriture nous ont rendus amnésiques. Nous n’apprenons plus par cœur. Notre mémoire a totalement failli. Nous n’avons plus de mémoire parce que nous l’avons externalisée dans des outils. Homère n’était sans doute pas aveugle par hasard : il s’agit d’une une métaphore pour dire qu’il n’était pas un homme de la lecture, du visuel, mais un homme de la parole comme ces bardes ou ces griots qui savent des centaines de milliers de vers par cœur ou encore ce Néo-Zélandais Maori qui avait appris la Bible par cœur, à la grande surprise du missionnaire, qui lui avait donné un livre sachant même qu’il ne pourrait pas le lire.

L’égalité dans la bibliothèque est nécessaire et c’est une valeur qui est partagée de part et d’autre de l’Atlantique et du Nord au Sud. Ce que nous ont appris les bibliothèques anglo-saxonnes, c’est la liberté, parce que dans ces morales, ou ces conceptions politiques, la liberté l’emporte sur l’égalité. Nous pouvons contester cette hiérarchie, puisque souvent les libertés s’exercent au détriment de l’égalité, mais dans un système libéral c’est la liberté qui prime. Nous avons appris la liberté : l’accès libre, la bibliothèque circulante, les bibliothèques mobiles ou roulantes, je ne sais plus comment on disait après la guerre de 14, quand justement les dames américaines sont venues militer en France pour la lecture publique. Le bibliothécaire n’a pas à choisir les opinions qu’il diffuse : il n’est pas un prescripteur, il n’est pas un enseignant, il n’est pas un missionnaire, ni un orateur... Il doit accueillir toutes les idées et respecter toutes les croyances. L’égalité est acquise, culturellement, enfin je l’espère. Sur la liberté, nous avons beaucoup appris, mais il nous reste à nous, bibliothécaires latins qui sommes d’incorrigibles bavards, à y ajouter la parole, qui est un autre lien nécessaire.

Je me souviens d’une anecdote, sur laquelle je vais conclure. A la BPI, on m’avait signalé que chaque jour, des vieux messieurs se réunissaient (ils étaient cinq ou six). Ils se mettaient dans un coin de la bibliothèque et discutaient. Ils ne regardaient jamais de livres ; ils venaient, prenaient des chaises et s’installaient silencieusement dans la bibliothèque. Cela doit arriver dans d’autres bibliothèques où des gens viennent simplement se voir en partageant l’atmosphère de la bibliothèque, respirer les livres et la lecture. On a dit très justement que la bibliothèque est ce lieu où l’on vient ensemble pour se tourner le dos ; on peut dire la même chose du café du coin ou du jardin public. Ce sont des lieux nécessaires de la socialité, ce qui ne veut pas dire que l’on va nécessairement faire ce que l’on attend qu’il y soit fait. Pour revenir à mon anecdote, après avoir constaté que ces messieurs étaient très discrets et ne dérangeaient personne, j’ai demandé de quel droit on irait les chasser de la bibliothèque. Cela ne se serait sans doute pas passé à Helsinki, peut-être pas non plus dans une bibliothèque américaine où pourtant les communautés ont une place plus identifiée que dans les nôtres.

Rêvons donc ensemble à ce modèle de bibliothèque idéale qui emprunterait d’un côté à tout ce que les anglo-saxons nous ont appris, à cette neutralité, à cette retenue de se substituer aux auteurs y compris dans l’animation culturelle, qui emprunterait de l’autre côté à cette culture latine pour donner toutes les facilités qui permettent à chacun de s’exprimer selon ses besoins, selon ses convictions et selon ses modes, qui peuvent être peut-être plus oraux dans le Sud que dans le Nord et, en tout cas, qui ajoutent à l’égalité et à la liberté le troisième terme de notre devise nationale : la fraternité. Je suis sûr que vous en avez tous très envie.


Notes

(1) Note de l’éditeur : Michel Melot a présidé le Conseil supérieur des bibliothèques de 1992 à 1995.

(2) Note de l’éditeur : http://www.enssib.fr/autres-sites/csb/rapport92/csb-rapp92-accueil.html

(3) Note de l’éditeur : http://www.enssib.fr/autres-sites/csb/csb-char.html ou http://www.adbdp.asso.fr/outils/droit/chartebib.htm.

(4) Note de l’éditeur : Martine Poulain, Retourner à Tocqueville : pour comprendre l’histoire comparée des bibliothèques américaines et française au 19e siècle, BBF 2002, T. 47, n°5, pp.66-73. http://bbf.enssib.fr/bbf/html/2002_47_5/2002-5-p66-poulain.xml.asp..

(5) Note de l’éditeur : voir à ce sujet le dossier Images du Bulletin des bibliothèques de France, 2001, T.46, n°5 et en particulier : Michel Melot, Le temps des images, BBF 2001, T. 46, n° 5, pp. 15-21. http://bbf.enssib.fr/bbf/html/2001_46_5/2001-5-p15-melot.xml.asp.

(6) Note de l’éditeur : on peut se reporter sur ce sujet à Michel Melot, Le temps des images, BBF 2001, T. 46, n° 5, pp. 15-21. http://bbf.enssib.fr/bbf/html/2001_46_5/2001-5-p15-melot.xml.asp, où un paragraphe est consacré à la Réhabilitation de l’oralité.



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