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Communiqué de l’ANCLL - 6 décembre 2007

publié le jeudi 6 décembre 2007

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Communiqué de l’Association nationale des conseillers pour le livre et la lecture relatif à la mise à disposition de conservateurs d’Etat en bibliothèques municipales classées et au concours particulier sur les bibliothèques

Dans un communiqué récemment publié, l’Association des bibliothécaires de France vient de faire part de son point de vue sur la question de la mise à disposition de conservateurs de la fonction publique d’Etat dans les bibliothèques municipales classées.

Dans ce texte, l’A.B.F., une nouvelle fois, appelle de ses vœux une loi sur les bibliothèques, mais elle propose cette fois-ci, si l’on comprend bien, que cette loi achève la décentralisation de la lecture publique en mettant fin à ce qu’elle considère comme des survivances, à savoir non seulement le dispositif de mise à disposition de conservateurs mais encore celui du concours particulier pour les bibliothèques publiques (dotation générale de décentralisation). Dans l’esprit de l’A.B.F., une fois la loi sur les bibliothèques votée, l’Etat n’aurait plus pour fonctions que d’observer, de contrôler et d’évaluer ; il pourrait donc se dispenser de mettre en œuvre lui-même quelque autre politique que ce soit.

L’association des conseillers pour le livre et la lecture tient à faire savoir qu’elle s’élève contre cette proposition qui signerait l’abandon d’une politique de développement de la lecture qui fait ses preuves depuis plus de vingt ans.

Elle s’étonne que l’A.B.F. passe sous silence le bilan incontestablement remarquable de l’action de l’Etat dans le domaine des bibliothèques ; qu’elle semble ignorer que l’aménagement du territoire, ainsi que l’a rappelé récemment le doyen de l’Inspection générale des bibliothèques devant la commission des affaires culturelles du Sénat, est encore loin d’être achevé ; qu’elle méconnaisse le rôle d’incitation et d’équilibrage que jouent les directions régionales des affaires culturelles, rôle qui n’est pas contesté par les élus territoriaux.

Elle s’étonne également que l’A.B.F. juge obsolète le système de mise à disposition de conservateurs alors que 54 bibliothèques seulement en ont bénéficié, cependant que plus de 400 autres détiennent des fonds d’Etat qui n’ont pas toutes eu la chance de disposer de personnel territorial suffisamment qualifié pour en entreprendre traitement et mise en valeur. Elle rappelle que les états des lieux conduits dans le cadre du plan d’action pour le patrimoine écrit ont révélé que 40% de ce patrimoine n’ont fait l’objet d’aucune description à ce jour et croit utile de souligner que c’est à la demande d’élus territoriaux que le dispositif a été confirmé par la loi du 2 février 2007 sur la modernisation de la fonction (article 11).

L’association des conseillers pour le livre et la lecture observe que la ministre de la Culture n’a pas fait sienne l’idée d’une loi sur les bibliothèques. Elle rappelle que la loi de 2002 sur les musées a supprimé sans compensation financière les postes de conservateurs d’Etat. Elle regrette que l’A.B.F. n’ait pas noté que les subventions pour la lecture publique ont été préservées ces dernières années du fait même du caractère dérogatoire du dispositif du concours particulier. Elle rappelle que l’hypothèse de la décentralisation de ce dernier a déjà été écartée dans le passé parce qu’il paraissait difficile de le transférer aux Régions alors que les Départements ont des responsabilités dans la lecture publique, tout aussi difficile de le transférer aux Départements sans risquer un saupoudrage et une dilution, et au total infaisable sans que soit réglée de façon définitive la question de la pertinence des différents niveaux d’administration territoriale. Elle craint enfin que ceux qui voient dans la révision générale des politiques publiques, avant toute chose, la possibilité d’alléger les dépenses de l’Etat, ne lisent dans la proposition de l’A.B.F. qu’un consentement des professionnels de la lecture publique à des économies budgétaires.

Pour sa part, l’association des conseillers pour le livre et la lecture à adresser à l’Inspection générale des bibliothèques, à l’Inspection générale de l’administration des affaires culturelles et à la Direction du livre et de la lecture une contribution relative à la mise à disposition des conservateurs, qui suggère une réforme permettant à l’Etat d’engager une nouvelle politique volontariste en faveur du patrimoine écrit et de la coopération régionale.

Elle s’apprête également à défendre avec toute sa conviction le concours particulier pour les bibliothèques, en s’appuyant sur une enquête auprès des directions régionales des affaires culturelles qui met en évidence l’importance des besoins qui restent à satisfaire dans chaque région, et en prenant en considération le risque très grave que la suppression du dispositif ferait courir au financement des investissements en matière de lecture publique et à l’aménagement culturel du territoire.

Le 6 décembre 2007



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